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L’Iran déclare «terroristes» les armées européennes

L’Iran a franchi une étape sans précédent dans sa confrontation diplomatique avec l’Union européenne en qualifiant les armées des pays européens de « groupes terroristes », en représailles à la décision des Vingt-Sept d’inscrire le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC) sur la liste européenne des organisations terroristes. Cette riposte, annoncée par le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf, marque une escalade politique majeure entre Téhéran et les capitales européennes.

Le 28 janvier 2026, les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont convenu d’ajouter les Gardiens de la Révolution à la liste des entités terroristes, une mesure qualifiée de symbolique mais lourde de sens, motivée par la répression sanglante des récentes manifestations antigouvernementales en Iran et les violations présumées des droits humains. Cette décision s’inscrit dans une série d’actions similaires prises par des alliés comme les États-Unis, le Canada ou l’Australie.

Face à cette mesure, Téhéran a invoqué l’article 7 de sa législation sur les contre-mesures pour riposter. Lors d’une session du Parlement iranien, Ghalibaf a déclaré que les forces armées européennes sont désormais considérées comme des groupes terroristes, en réponse directe à la désignation du CGRI par l’UE. Les implications concrètes de cette qualification restent pour l’heure floues, mais le geste reflète la volonté de l’Iran de dénoncer et de rejeter ce qu’il considère comme une attaque politique injustifiée contre sa souveraineté.

La réaction iranienne s’est aussi manifestée par une convocation des ambassadeurs européens auprès du ministère iranien des Affaires étrangères pour protester contre la décision de Bruxelles jugée « provocatrice » et contraire au droit international. Des responsables iraniens ont qualifié la démarche européenne d’« erreur stratégique » qui pourrait avoir des conséquences négatives sur les relations internationales et la coopération en matière de sécurité.

Du côté européen, plusieurs capitales ont fermement condamné l’annonce de Téhéran. L’Allemagne a jugé cette initiative sans fondement et purement propagandiste, affirmant que la désignation des armées européennes ne changera pas la position de l’UE sur la lutte en faveur des droits humains et la responsabilité de l’IRGC dans la répression.

Ce bras de fer intervient dans un contexte de tensions régionales et internationales accrues, alors que les sanctions, la pression diplomatique et les appels au dialogue multiplient les fronts. Tandis que l’UE cherche à renforcer son unité et sa position en matière de politique extérieure, l’Iran réaffirme sa perception d’un alignement occidental hostile et dénonce ce qu’il qualifie d’ingérence dans ses affaires internes.


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